A bîmé de cette pensée,
N égligé par cette pensée,
G ravée, je ne peux l'oublier.
E ffaré, j'en suis prisonnier,
R ecroquevillé derrière ses barbelés.
P lanquée, une sombre partie réside en moi ;
Une partie irrévélé que personne ne voit ;
Une partie voguant de tristesse à désarroi ;
Une partie dont la souffrance infligée,
Ne peut, ci dévastatrice soit-elle, être niée.
A bandonné, rêvant d'elle à mes côtés
Cette partie de moi refuse de l'oublier
Cette partie continue toujours d'espérer
Espérer un peu plus qu'une simple amitié
I l ne m'arrive que rarement
D'écrire des textes gais
Car je ne peux m'empêcher
De me cacher la vérité et...
N e sachant trop bien que ce texte n'y changera rien;
Je songe au fait que si seulement, plus tôt, tes yeux
Se seraient ouvert, alors, peut-être serions nous deux.
Mais puisque tu semble aveugle, il n'y a que moi et toi...
A cet instant, à ce moment,
N aissante en moi, l'envie de mourir m'éprend
D élaissant mon corps, mon dernier souffle s'échappe, et pourtant..
A veugle, j'avais cru en être guéri
G racile, elle semblait anéantie
O bstinée , elle m'avait poursuivi
N ostalgique, elle m'a imposé l'atonie
I ndomptable, j'aurais dû cesser de la fuir ainsi
E t enfin, ardemment m'opposer à celle-ci
Cette pensée, c'est toi et alors que
Je franchi le couloir de la mort,
Que défiles mes inlassables torts,
Mon âme décharnée garde les remords
D'un parcours tracé vers un malheureux sort.